Document contenant les notes concernant le numéro de Myr et Myroska
Je précède des lettres ZC (comme Zancig’s Code) les phrases qui semblent fonctionner comme ce code, sauf qu’à la différences des Zancig, ce serait des mots que provoqueraient les phrases.
Ces trois premières questions peuvent très bien être définies la veille — différentes à chaque numéro évidemment — :
- dans une assemblée comme celle-à, on trouvera toujours quelqu’un qui boite et qui passe sa main devant ses yeux {la façon de se reprendre de Myroska n’est absolument pas naturelle, on voit qu’elle joue),
- dans une assemblée comme celle-là, on trouvera toujours une femme avec une broche,
- pour le numéro de la table, Myr et Myroska peuvent savoir qu’il y a une table 13 longtemps avant le spectacle.
Note générale : je pense qu’un numéro comme celui-là repose sur plusieurs subterfuges, il n’y a pas qu’un seul « truc ». Ici, on en a un premier, connu, qui consiste à interroger sur des questions préétablies.
[2] (sympathique)
C’est le genre de question faussée d’avance. Évidemment que Myroska ne va jamais dire qu’un membre du public n’est pas sympathique. C’est d’autant plus évident que pour coup, du peu qu’on puisse voir, cet homme n’a rien de franchement sympathique.
[3] (âge au lieu d’activité)
Ici se passe quelque chose de très intéressant : Myr reprend la femme du public pour lui dire que ce n’est pas la bonne question. La bonne question est celle de l’âge.
On peut donc imaginer, donc, plusieurs choses (exclusives) :
- Myr « transmet » à sa partenaire la réponse seulement de la question suivante,
- ou les réponses ont été transmises d’un coup au début, de façon codée, et l’ordre est donc capital [moins évident]
Il y a un autre indice aussi : Myr a mémorisé toutes les questions. On peut imaginer que le truc principal du numéro repose sur la mémoire.
[4]
Myroska semble chercher. Se souvenir toujours que les actions et les réactions peuvent être feintes, donc ne jamais les prendre pour argent comtant.
Ici, la question concerne quelque chose qui n’est pas visuel. Donc, Myroska pourrait simplement faire croire que ça lui est plus difficile de répondre.
[5]
Comment Myroska fait-elle pour deviner la question ? Est-ce à cause de l’erreur commise par la femme ?
Noter que la femme, là, demande ce que la fillette vient de faire, alors que la question porte sur ce que la fillette adore faire. Ici, ce doit être une erreur de mémoire de la femme du public.
À propos de [3], [4] et [5], se souvenir que le « truc » pourrait être simplement d’avoir des complices dans le public. Quel meilleur moyen de faire croire que ce ne sont pas des complices en faisant semblant de les « reprendre » lorsqu’ils se trompent ?
À nouveau, il y a certainement plusieurs trucs : il pourrait y avoir un seul complice, cette dame par exemple, avec sa fille.
[6]
Cette question peut être préparée d’avance elle aussi : dès que Myr voit un homme se gratter, il pose la question précise à Myroska (ou la question contenant des mots précis, par exemple « fait monsieur derrière »).
ZC : « Que vient de faire le monsieur qui était derrière » => Il se gratte.
[7]
Plusieurs fois j’ai eu l’impression que Myr glissait un mot, comme ça, tellement rapidement qu’on ne le percevait pas. Ça pourrait être un message contenant du sens.
[8]
Étrange et notable ce qui se passe ici, comme si Myr avait oublié la question qu’il devait poser et que Myroska lui venait en aide —
Car dans la réalité, la question qu’elle croit qu’il voulait lui poser est absurde, en vérité, on pourrait vouloir savoir bien d’autres choses avant de connaitre le nombre de rangée (par exemple de quoi il était constitué — de perles (bien que ce soit dans la questions déjà) —, qui lui avait offert, à quelle occasion, sa forme, etc.)
Cela incite à penser que Myroska a ça en tête à ce moment-là : « collier - rangées - deux ».
[9]
Nouvelle erreur de Myr, qui ne se souvient plus de la suite.
[10]
Erreur feinte ? (la déesse au lieu du Dieu)
Si l’erreur n’est pas feinte, ça peut être un indication sur le fait que « Dieu » et « Déesse » peuvent être confondus dans le message crypté.
[11]
Très étrange que Myr ne la reprenne pas pour dire que ça n’est pas une déesse mais un dieu… Comme s’il ne pouvait pas dire autre chose.
[12]
Je n’ai trouvé aucun dieu de ce nom, qui ressemble au plus près à « Manco Càpac », premier souverain mythique des Incas, mais seulement le fils du dieu solaire. Le dieu inca du soleil, en tout cas, ne s’appelle pas comme ça, il s’appelle « Apu Inti » ou « Apu Punchau / Apu-punchau »
[13] (monsieur Dieu)
Très très étrange de demander si un dieu est un monsieur ? surtout pour faire dire à Myroska « Monsieur Manco Paqué »…
C’est comme si les deux numérotistes ne savaient même pas de quoi ils parlaient.
[14] (homme chauve)
À nouveau ça pourrait être une question préparée d’avance : il y aura toujours quelqu’un dans l’assistance un peu chauve.
Il pourrait y avoir comme ça un cinquantaine de questions que Myr peut « dégainer » quand l’occasion se présente.
Ou ZC à partir de « Vous pouvez me parler un petit peu des cheveux du monsieur » => il n’a presque plus de cheveux.
[15] (briquet)
Pareil, possibilité de question préparée d’avance.
[16]
Très étonnante, cette réaction brutale, comme s’il profitait de la situation pour pouvoir poursuivre la question.
Donc, toujours, une possibilité de poursuivre la question ?…
[17]
Noter que c’est très exactement les réponses du début : boire - passer sa main devant ses yeux.
Myr dit que c’est exact, mais personne n’est là pour vérifier…
[18] (car / rac)
Noter ce « car », qui est peut-être un message, mais qui est aussi l’inverse de « rac », le début du mot « raconter » — ça pourrait être l’indice du fait qu’ils ont tellement l’habitude d’inverser les mots qu’il le fait presque aussi dans ses phrases normales.
[19]
Étonnant ce dernier numéro qui tombe justement sur le membre du public le plus sérieux. C’est lui qui va être le plus interrogé, et de façon très différente, avec en apothéose un message sur un papier dont Myr lui-même, soi-disant, ne connait pas le contenu avant de le prendre (cf. plus tard).
[20] (pas de réponse)
Pour la première fois, Myroska n’a pas de réponse. Comme par exemple avec le dernier interrogé…
Volontaire pour augmenter le syspense avant de conclure (Crise).
Le suspense et le doute augmente lorsque Myroska se trompe de Ville (Baillère) et se reprend. L’assistance retient son souffle.
[21] (un brave)
Un peu étrange la réaction de la dame que l’on voit comme par hasard en plein écran (la caméra est franchement sur elle), qui donne l’impression que la dame rigole de l’attribution de « brave » à l’homme dont on parle (ou d’autre chose ?).
[22]
C’est bien sûr lui qui l’affirme…
[23] (trucage)
Un… ou plusieurs trucages.
[24] (père noël)
C’est l’aveu patent que c’est un ou plusieurs trucages, puisque Myr dit qu’il ne croit plus au Père Noël, donc pas plus aux miracles.
[25]
Au tout début j’ai cru Cézanne, mais on est loin. Je n’ai pas trouvé ce peintre, en tous cas.
[26]
Pourrait être :
ZC : « Un détail sur ce monsieur-là » => lunettes
[27]
Pourrait être :
ZC : « Ce que je montre de cette dame » => Broche
[28]
Pourrait être :
ZC : « Ce que fait la dame qui est assise [à côté de lui] » => Elle sourit.
[29]
Pourrait être :
ZC : « [Parfait] La couleur de sa cravate » (sans verbe) => Il n’en a pas.
[30]
On lit beaucoup un peu partout que le code serait gravé dans la façon de dire « Myroska, vous êtes avec moi ? » et toutes ses variantes. Je pense personnellement que c’est juste un attrape-nigaut, une diversion de magicien pour attirer l’attention et empêcher les gens de voir autre chose.
En d’autres termes, je ne crois pas du tout que cette phrase porte quoi que ce soit.
[31]
Ici, peut-être que Myroska a un doute sur la réponse qu’elle doit donner, elle n’est pas sûr que ce soit une couleur. Quand elle demande « Je peux vous dire la couleur », ça signifie pour Myr « est-ce que je dois vous donner une couleur ? » et Myr répond « Oui, la matière » (le « oui » étant un trompe l’oreille bien connu pour faire croire qu’il confirme une réponse qu’aurait donné Myroska).
[32]
La combine ici est maligne : Miroska a déjà la réponse « plage », mais pour faire croire qu’elle « chemine » en pensée, elle passe d’abord par « station balnéaire » (un mot long) et, sans l’intervention de Myr, en arrive précisément à « plage ».
[33]
Impossible de trouver cette plage ni un nom rapprochant… [je note quand même qu’il y a beaucoup de noms que l’on ne peut ni trouver ni vérifier…]
[34]
« Elle a une très belle écharpe » est bien entendu un attrape-nigaud qui ne coûte rien : une écharpe est forcément belle (c’est sa fonction) et le compliment, même faux, ne couterait rien. En revanche, ça trompe l’oreille pour faire croire qu’on voit vraiment.
[35]
ZC ? : « Là il y a une dame qui vient de faire un geste » => toucher son écharpe.
[36]
On notera quand même l’excellence du jeu de Myroska. Par deux fois, par son ton, elle saura provoquer le rire avec assurance (cravate + fausses perles).
[37]
Je ne crois pas l’avoir dit avant, mais ces cafouages, ce discours volubile de Myr, participe beaucoup à ne pas pouvoir se concentrer sur son discours exactement. À noter aussi les changements brutals d’intensité sonore. Tout ça fait que l’oreille est incapable de se concentrer précisément sur les mots qui sont prononcés.
[38]
ZC ? : « qu’est-ce qu’elle fait la dame qui sourit » => elle fume une cigarette.
[39]
On notera à nouveau ici la qualité de l’interprétation de Myroska. Mais bon, si tout ça n’est que du pipeau, elle a eu le temps de s’entrainer.
[40]
Une question quand même ultra facile. La réponse ne peut être que deux ou quatre. « en combien il l’avait plié » => 4 « il l’avait plié en combien » => 2
[41]
Même en cherchant phonétiquement, cet ordre est introuvable (aucune IA ne l’a trouvé non plus).
[42]
Au final, AUCUN NOM n’aura été reconnu, ni le nom du peintre, ni le nom de la plage, ni le nom de l’ordre, ni celui de la localité (trop proche de pleins de choses)… Ça ne sent pas bon du tout… Et comme les membres du public ne nient pas, ils sont donc complices.
Remarquez qu’au prix d’une figuration, il ne coutera pas cher du tout (par rapport à leur cachet) à Myr et Myroska de payer des figurants pour se joindre au public. Ça pourrait expliquer, d’ailleurs, la réaction bizarre de la femme en [21].
[43]
Un mensonge ne coute rien, en une telle circonstance.